Belle fréquentation et bonne ambiance pour le souper libanais du Comité

SouperLibanais-1La salle communale « Amirauté » était bien remplie ce vendredi 27 janvier: environ septante convives ont fait honneur aux différents plats (plusieurs entrées de type « mezze », différentes viandes avec riz et salade et dessert) du buffet libanais proposé par notre Comité.SouperLibanais-2

La nourriture était proposée par le restaurant-traiteur « Le Cèdre » installé rue des Guillemins et tenu par des étudiants syriens. Voir leur site

Les conversations allaient bon train dans une ambiance décontractée et souriante.

Une soirée agréable de découverte culinaire!

Rendez-vous fin mai ou début juin pour un autre moment convivial: la Fête des Voisins!

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« Tous notre mot à dire? »: pas de citoyenneté sans égalité !

En écho à la très intéressante soirée du 8 novembre 2016 au cours de laquelle Mme Géraldine Brausch (philosophe) nous a parlé de citoyenneté,

nous vous proposons un extrait de l’introduction qu’elle a rédigée pour le dossier Petite histoire des pratiques démocratiques ou comment mettre en œuvre l’égalité (Philocité) (Seraing, CDGAI, pages 9-10).

« (…) contrairement à ce qui s’enseigne régulièrement, la pratique de l’égalité ne commence pas avec la démocratie grecque1[1], au Ve siècle

Photo de G. Brausch

Géraldine Brausch

avant notre ère, et elle ne s’épuise pas dans nos démocraties représentatives contemporaines. (…) nous partirons aussi à la découverte d’autres pratiques égalitaires qui confinent moins à l’image d’Épinal. Dans les monastères japonais du Moyen Âge, dans les communautés pirates du XVIIe, dans des écoles et des usines du XIXe au XXIe, dans des assemblées militantes contemporaines, des manières inventives de gérer la vie en commun prouvent que l’exercice démocratique n’est ni miraculeux ni exceptionnel. Il n’est ni rare ni, encore moins, impossible et n’est, en aucun cas, un monopole d’État. Ces diverses façons de pratiquer la démocratie démontrent ainsi qu’il n’y a pas une bonne manière de mettre en œuvre l’égalité ni un contexte idéal pour le faire.

La démocratie peut, semble-t-il, se jouer n’importe où et selon des modalités diverses.

Par-delà leurs spécificités, ces exercices démocratiques possèdent ainsi un point commun irréductible : ils activent, d’une manière ou d’une autre, le principe de l’égalité des individus.

Est posé, et même imposé, le fait que tous les membres de la communauté sont capables d’assumer la gestion de la vie collective, que tous sont capables de faire des choix et de délibérer sur ce qui est juste et injuste, que tous sont capables d’apprendre, etc. Aucun titre, aucun diplôme, aucun statut n’est alors réclamé pour gouverner, pour penser et parler publiquement ou encore pour transmettre un savoir. La démocratie s’avère alors radicale.

L’égalité : un point de départ, un pari[2]

Soirée citoyennetéPour ces pratiques, il ne peut être question de se demander si effectivement les individus sont égaux : il s’agit de fonctionner comme si c’était le cas. Lorsqu’on décide d’activer l’égalité, de la réaliser, il devient sans importance de savoir si, réellement, les individus sont égaux. Faire le pari de l’égalité, c’est alors faire abstraction de toutes les déterminations sociales, économiques ou «naturelles». La démocratie refuse ainsi de faire droit à la logique d’inégalité qui est propre à la société et au «réel». À cette logique, elle oppose une logique d’égalité qui affirme la non-pertinence d’une observation préalable des inégalités.

L’égalité, ça s’applique directement, sans passer par un état des lieux des inégalités. Car celui «qui part de l’inégalité est sûr de la retrouver à l’arrivée». Il faut, au contraire, «partir de l’égalité, partir de ce minimum d’égalité sans lequel aucun savoir ne se transmet, aucun commandement ne s’exécute, et travailler à l’élargir indéfiniment»[3]. Dès lors, «la connaissance des raisons de la domination est sans pouvoir pour subvertir la domination ; il faut toujours avoir déjà commencé à la subvertir ; il faut avoir commencé par la décision de l’ignorer, de ne pas lui faire droit. L’égalité est une présupposition, un axiome de départ, ou elle n’est rien»[4].

[1] Les travaux de J-P. Vernant et de son disciple M. Detienne s’emploient à miner le mythe du «miracle grec». Pour une sélection remarquable de pratiques démocratiques qui traversent le temps et l’espace, voir M. Detienne (dir.), Qui veut prendre la parole ?, Seuil, coll. « Le genre humain », 2003.

[2] Les lignes qui suivent sont largement reprises de G. Brausch, « Sur les chemins de l’émancipation, le pari de l’égalité », in C. Martin (dir.), Aux livres, citoyens ! Les partenariats en question, éd. Du Cerisier, 2010.

[3] J. Rancière, Le philosophe et ses pauvres, Flammarion, 2007 (1983), p. XI. Voir également, du même philosophe, Le maître ignorant. Cinq leçons sur l’émancipation intellectuelle, Fayard, 1987.

[4] J. Rancière, Le philosophe et ses pauvres, op.cit.

 

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Une belle 3e Fête des Voisins au château Brunsode

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Rencontre littéraire sous le signe de l’Italie et de l’émancipation féminine

Photo Anne Dethier

Photo Anne Dethier

Organisée en collaboration avec le Comité de quartier du Mont (que nous remercions pour son accueil), notre rencontre littéraire d’automne s’est déroulée le jeudi 8 octobre à la salle sous la chapelle.

Nos invités : Mario Gotto pour son recueil de nouvelles Le bouillon noir de ma mère (2015) et Giovanni Lentini pour son deuxième roman J’irai plus loin (2015), tous deux publiés aux éditions du Cerisier (Borinage).

Recevant deux auteurs issus de l’immigration italienne, nous les avons questionné en introduction sur l’afflux actuel en Europe de centaines de milliers de réfugiés qui fuient les situations de guerre au Moyen orient. Directeur du CIRE (Centre d’initiatives pour réfugiés et étrangers) de 1991 à 2002, Mario Gotto a été fortement impliqué dans la campagne visant la régularisation d’un grand nombre de réfugiés en 1999, après une vague d’occupations d’églises à Bruxelles.

Mario a dit sa conviction que l’immigration était un phénomène récurrent et normal dans les situations de crise (notamment de guerres) et qu’elle représentait un enrichissement humain pour les pays d’accueil, notamment lorsque les réfugiés proviennent de pays au niveau d’éducation élevé comme dans le cas de la Syrie.

Giovanni Lentini s’est montré moins optimiste. D’après lui, dans la situation de crise financière et de repli qu’on connaît en Europe, on peut craindre que l’arrivée massive des réfugiés n’alimente la xénophobie ambiante. Il a comparé la situation actuelle à celle de l’avant-guerre, dans le contexte de la grande crise de 1929.

Des nouvelles et un roman

On est ensuite passé au plat principal, en abordant les ouvrages des deux auteurs. Mario Gotto a expliqué la genèse du projet de son recueil : au départ, il a commencé en 2010 à tenir un blog pour donner des informations aux clients de son restaurant bio. Ensuite, le restaurant ayant interrompu ses activités environ deux ans, le temps de s’installer dans un nouveau lieu, Mario s’est mis à écrire une sorte de feuilleton pour garder le contact, ainsi que des textes plus personnels sur son enfance. C’est de là qu’est née l’idée de faire un recueil à partir de certains de ses textes.

Ses nouvelles puisent principalement leur inspiration dans des épisodes de son enfance dans un quartier d’immigration italienne à La Louvière, évoquant la cuisine de sa mère, les contacts avec les mineurs italiens vivant dans des cantines et l’atmosphère chaleureuse du voisinage où les Belges et les Italiens se côtoyaient en bonne intelligence.

Photo Anne Dethier

Photo Anne Dethier

Dans J’irai plus loin, Giovanni Lentini aborde le parcours d’une navetteuse sérésienne qui a noué des relations très amicales avec d’autres transhumants, dans le train qui la conduit à Bruxelles pour son travail et l’en ramène le soir. Jusqu’au jour où elle décide de ne pas descendre à la gare centrale et de poursuivre le voyage jusqu’à Ostende, dans le cadre d’une quête d’émancipation personnelle qui va la conduire à chambouler fortement le train de sa vie.

Après la rencontre, le public attentif a pu poser quelques questions aux auteurs, qui ont dédicacé leur livre pendant le verre de l’amitié. Encore une soirée passionnante et amicale autour du livre !

En espérant se revoir au printemps pour une nouvelle rencontre !

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Un super Rallye 2015 à Méry et Hony

Le Rallye 2015 de notre Comité, préparé par notre président Thierry, a attiré beaucoup de monde à partir de la salle communale de Méry. Trente-cinq équipes, souvent composées de plusieurs concurrent-e-s, se sont inscrites, avant de s’élancer à la découverte des hameaux de Méry et Hony pour un périple de 7 km. Le parcours à travers les villages et le bord de l’Ourthe était très joli et  jalonné de questions d’observation amusantes et d’ingénieuses épreuves d’adresse, gérées par la sympathique équipe des Pionniers de Tilff.

Savait-on encore jouer aux billes?

Savait-on encore jouer aux billes?

A la recherche des peintures de M. Schuster

A la recherche des peintures de M. Schuster

L'équipe des Pionniers a proposé les jeux d'adresse

L’équipe des Pionniers a proposé les jeux d’adresse

 

 

 

 

 

 

Après deux-trois heures de marche et de réflexion, tout le monde s’est retrouvé à la salle pour goûter en attendant la proclamation des résultats, avec un buffet d’excellentes tartes et cramiques. Grâce au soutien très sympathique des commerçants tilffois, une grande variété de lots ont été proposés aux équipes lors de la proclamation. Merci aussi à la météo qui nous a permis de marcher au sec pour cette promenade conviviale, dans une ambiance chaleureuse et décontractée. Rendez-vous pour l’édition suivante, dans un autre coin de notre commune!

On arrive à la 3e épreuve d'adresse

On arrive à la 3e épreuve d’adresse

D'un autre angle

D’un autre angle

Ca tombe bien!

Ca tombe bien!

 

 

 

 

 

 

Au bar, on est prêt

Au bar, on est prêt

Au buffet!

Pas évident!

Pas évident!

 

 

 

 

 

 

Des frites? On n'a pas!

Des frites? On n’a pas!

Le goûter a eu son petit succès

Le goûter a eu son petit succès

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2014 en révision

Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2014 de ce blog.

En voici un extrait :

Un tramway de San Francisco peut contenir 60 personnes. Ce blog a été visité 1 800 fois en 2014. S’il était un de ces tramways, il aurait dû faire à peu près 30 voyages pour transporter tout le monde.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

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Une intéressante soirée avec Vinciane Despret

Jeudi 9 octobre, une bonne quarantaine de personnes ont rallié la salle sous la chapelle du Mont pour assister à la rencontre organisée par le CQTC et le Comité de quartier du Mont avec la philosophe et éthologue liégeoise Vinciane Despret. Inscrite dans le cadre de l’opération « La Fureur de Lire », la soirée était consacrée à une discussion à partir du livre Que diraient les animaux… si on leur posait les bonnes questions (Les Empêcheurs de penser en rond, 2012).

Une belle occasion de faire mieux connaissance avec une chercheuse à laquelle ses nombreux bouquins, ses conférences et ses chroniques radiophoniques ont conféré une importante notoriété, encore affirmée par le titre de « Wallonne de l’année » qui lui a été attribué en 2013.

Pendant deux heures, Vinciane Despret a développé avec précision et humour ses grandes idées concernant l’étude du comportement des animaux, depuis la subtilité sociale des vaches observées par une chercheuse autiste et leur bonne collaboration avec les fermiers démontrée par la sociologue Jocelyne Porcher jusqu’au sens de la correction et des limites à ne pas franchir que les animaux expérimentent dans le jeu, en passant par certains dispositifs contraignants imaginés par les éthologues pour prouver la soi disant hiérarchie qui existerait entre les grands singes ou la supposée tendance des rats mâles à se livrer à l’infanticide dans certaines situations limites.

Clarté, enthousiasme et humour ont été les mots-clés de cette passionnante soirée qui s’est terminée par un verre de l’amitié partagé dans une ambiance amicale.

N’ayant pas eu le temps de parler d’un autre livre de Vinciane Despret, Les faiseuses d’histoire. Ce que les femmes font à la science (Les Empêcheurs de penser en rond, 2011), nous espérons pouvoir la réinviter durant une prochaine Fureur de Lire.

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Une rencontre sur des questions sérieuses, mais où la bonne humeur était au rendez-vous (Ph. Anne Dethier).

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